La côte Est de Madagascar : La côte du Palissandre

La côte du Palissandre et la côte de la Vanille

Surnommée "côte de palissandre" ou de verdure, cette région ne connaît que deux périodes climatiques: la saison des pluies et la saison où il pleut !!!

La pluviométrie donne la végétation la plus luxuriante du pays avec de vastes superficies de forêts tropicales humides endémiques et un littoral couvert d’une grande variété de palmiers et de pandanus.

Le climat permet aussi la production de vanille, café, clous de girofle et fruits pour l’exportation.


L’histoire de cette côte est dominée par les frasques des pirates européens et des marchands d’esclaves. D’anciens repaires de flibustiers sont répartis de la Baie d’Antongil à l’île Sainte-Marie.

La région côtière très peuplée est majoritairement habitée par les Betsimisaraka, la plus jeune des 18 ethnies malgaches.

L’Est offre de nombreuses et jolies plages peuplées malheureusement de requins.

La baignade doit se limiter aux endroits protégés par les récifs coralliens et barrières artificielles.




n  Sur la route d'Antananarivo à Tamatave 
 Arrêt conseillé pour la visite de la réserve de Périnet à Andasibe. Réserve naturelle, elle constitue un des rares endroits où l’on peut observer l’Indri, le plus grand des lémuriens malgaches à la fourrure blanche et noire qui lui confère une allure d’ourson et que l’on repère grâce à ses cris plaintifs. D’autres lémuriens, tels que les lémurs fulvus et les hapalémurs, peuplent également la forêt.Tamatave sur la côte Est de Madagascar
 
On peut aussi y rencontrer des caméléons, en particulier le chamaeleo parsoni, et de nombreux papillons dont le spectaculaire «Urania», joyaux de la nature aux ailes multicolores.
 
 
De petites grenouilles aux couleurs vives sont aperçues au niveau des zones marécageuses. On peut aussi observer des espèces nocturnes de caméléons et de lémuriens – le minuscule microcèbe, le lépilémur en peluche et le cheirogale amateur de letchis.

n  Coup d'oeil sur ToamasinaAu marché couvert de Tamatave
TOAMASINA est le plus grand port du pays. D’ici s’exportent le café, la vanille et le girofle. Elle est aussi la deuxième agglomération urbaine de Madagascar. La ville est traversée de larges avenues ombragées bordées de flamboyants, jacarandas et palmiers colonnes abritant d’anciennes demeures coloniales ayant perdu leurs jours de gloire. On y croise des pousse-pousses rouges, jaunes, verts et bleus, moyen de locomotion très utilisé pour de petites courses rapides. Malheureusement, TAMATAVE est baptisée « la Venise malgache » tant il tombe d’eau au mètre carré ce qui induit des rues en très mauvais état, pleines de trous. La côte Est reçoit les plus grandes précipitations de toute l’île.

A 59 kms au nord de Tamatave, Foulpointe - Mahavelona est la station balnéaire des Tamataviens. 


- Le canal des Pangalanes
 
Sur la côte Est de madagascar Situé sur la bande côtière de Foulpointe à Farafangana, il était autrefois un cordon de lagons peu profonds abrités derrière une ligne de dunes côtières. Ces lagons finirent par être totalement isolés de la mer et par être alimentés en eau douce grâce aux innombrables cours d’eau qui descendent vers la côte.La balade est de toute beauté, formant une voie d’eau navigable sur près de 700 km, constituée d’une série de rivières naturelles et de lacs artificiels. Le canal est un miroir aquatique jonché « d’oreilles d’éléphant » et de ravinala, parcouru par de silencieuses pirogues, des chalands de marchandises, des pécheurs en eau saumâtre et débouchant  sur des forêts et des villages pleins de secrets.

- Nosy Boraha : "l'île Sainte Marie"

Ile de granite effilée de 57 km de long sur 8 km de large à l’est de Madagascar. Paradis posé sur l’océan indien, bordé d’immenses plages de sable blanc et de criques magnifiques, protégées par des récifs coralliens et entrecoupés de gros rochers noirs entre lesquels s’épanouissent des cocotiers.

Partout la végétation est d’une incroyable exubérance donnant une forêt tropicale riche de fougères, cicas, pandanus, palmiers, ravenalas, arbres à pain, girofliers et où les orchidées sont reines, notamment l’orchidée noire du palmier rafia et l’orchidée géante du pandanus.
Sainte-marie garde les vestiges d’un héritage historique important. Elle fût le passage de pirates, forbans et aventuriers qui venaient cacher sur l’île leurs butins, fruit de leurs rapines, donnant "l’Ile aux Forbans ", "l’Ilot Madame", "la Baie des Forbans" et "le Cimetière des Pirates". 
 
Une des attractions de Sainte-Marie est l’observation des baleines en ces lieux marins. En effet entre juillet et septembre, les baleines viennent s’accoupler et mettre bas dans les eaux protégées de la côte Ouest de l’île. Ce sont des baleines à bosse, mesurant environ 15 mètres, ayant bien une bosse. Elles pèsent plusieurs dizaines de tonnes et sont très joueuses. Le spectacle est très extraordinaire.


baleine à bosse La capitale de Sainte-Marie est Ambodifotatra où se trouvent les principaux services de l’île. Parsemée de cases en « falafa », elle s’étend le long d’une rue centrale.
A accoster impérativement : l’Ile aux Nattes

Elle jouxte la pointe sud de Sainte-Marie. On l’atteint en pirogue par quelques centaines de mètres de traversée. Un des bijoux de Madagascar, elle est l’île paradisiaque par excellence. Sa petitesse permet d’en faire le tour dans la journée.